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Page:Austen - La Nouvelle Emma T4.djvu/164

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Il s’arrêta, empressé de la regarder et de lire la réponse dans ses yeux. Mais l’expression des siens ne lui permit pas de parler.

« Ma très-chère Emma, continua-t-il, car vous me serez toujours chère de plus en plus, de quelque manière que se termine cette conversation, ma très-chère, ma bien aimée Emma, dites non, si ce mot cruel doit être prononcé. »

Il lui fut impossible de parler.

« Vous gardez le silence, dit-il tendrement. Pour le présent ce silence me suffit, je n’en demande pas davantage. »

Emma était sur le point de succomber à l’émotion que ces paroles lui causèrent. La crainte d’être réveillée, peut-être, d’un rêve aussi agréable, était sans doute ce qui l’occupait le plus.