Ouvrir le menu principal

Page:Austen - La Nouvelle Emma T4.djvu/156

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


mence, il était nécessaire d’en dire davantage, quoiqu’elle craignît de perdre dans son opinion, elle continua ainsi :

J’ai très-peu de choses à dire en faveur de ma conduite. J’ai été tentée, par les attentions qu’il avait pour moi, et je me permis d’en paraître satisfaite. Vieille histoire. Lieux communs. C’est ce qui est arrivé à des milliers de femmes avant moi. J’avoue que je n’en suis pas plus excusable, surtout à moi, qui me donnais les airs d’avoir des prétentions à un jugement sain.

Plusieurs circonstances vinrent à l’appui de cette tentation. Il était fils de M. Weston, continuellement ici ; je le trouvais toujours complaisant : et enfin, (soupirant) j’aurais beau représenter les causes de cette tentation le plus ingénieusement du monde, il faut confesser que ma vanité était flattée, et que c’était la seule raison qui me faisait rece-