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Page:Austen - La Nouvelle Emma T4.djvu/153

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lui entendit dire avec une grande sensibilité :

« Le temps, ma chère Emma, cicatrisera la blessure : votre jugement, les attentions que vous avez pour votre père. Je sais que vous ne permettrez, pas… » Ici il lui pressa encore le bras, et dit d’une voix concentrée : « L’amitié la plus tendre ; l’indignation ! Homme exécrable ! » Il continua d’une voix plus élevée et plus ferme : « Il partira bientôt. Ils iront dans peu dans le comté d’York. Je la plains ; elle méritait un meilleur sort. »

Emma le comprit, et aussitôt que l’extrême plaisir qu’elle ressentit lui permit de prendre la parole, elle dit :

« Vous êtes bien bon ; mais vous vous trompez, et je dois vous faire connaître en quoi. Je n’ai pas besoin des consolations que vous m’offrez. Mon aveuglement sur ce qui se passait m’a fait