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Page:Austen - La Nouvelle Emma T4.djvu/148

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CHAPITRE XLVII.


Le lendemain, le temps ne s’améliora pas ; la même solitude régna à Hartfield, et on y fut tout aussi mélancolique que la veille. Mais l’après-midi, le temps s’éclaircit, le vent changea, les nuages se dissipèrent, le soleil reparut et ramena l’été. Ce changement soudain engagea Emma à en profiter et à sortir le plus promptement possible. Jamais la nature n’avait paru si belle ; la vue et l’odorat étaient également gratifiés ; on sentait une chaleur modérée ; l’air était pur et serein ; Emma se flattait que la tranquillité dont jouissait la nature, après la tempête, passerait aussi dans son cœur. Heureusement que peu après dîner, M. Perry, qui se trouvait libre, vint à Hartfield pour passer une