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Page:Austen - La Nouvelle Emma T4.djvu/147

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qu’elle était parvenue à se monter ainsi l’imagination, elle frissonnait, poussait de gros soupirs, ou se promenait à grands pas dans sa chambre. La seule chose qui pût lui porter un peu de consolation, lui faire recouvrer un peu de fermeté, c’était la ferme résolution qu’elle formait de changer de conduite ; l’espérance qu’elle avait que, malgré qu’elle prévît que ses hivers à l’avenir seraient moins amusans, elle serait plus raisonnable, par la connaissance intime qu’elle venait d’acquérir d’elle-même, et qu’aucune de ses actions ne lui laisserait les regrets poignans qui la rendaient actuellement si malheureuse.