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Page:Austen - La Nouvelle Emma T4.djvu/144

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feuilles. La longueur des jours ne servit qu’à rendre plus affligeant un pareil spectacle.

Ce mauvais temps affecta singulièrement M. Woodhouse ; et les tendres soins de sa fille suffirent à peine pour le rassurer : jamais ces attentions ne coûtèrent tant à Emma. Cette soirée lui rappella celle du jour des noces de madame Weston, qu’elle passa en tête-à-tête, en partie avec son père ; mais alors M. Knightley vint à son secours, et dissipa la tristesse qui allait s’emparer d’elle. Mais, hélas ! ces preuves de l’attraction d’Hartfield pour lui étaient à la veille de cesser. Le tableau effrayant qu’elle s’était tracé à l’approche de l’hiver passé, était faux et prématuré. Aucun ami ne les avait quittés ; aucune espèce de plaisir n’avait été perdue : mais elle craignait qu’il ne se vérifiât l’hiver prochain. La perspective qui se