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Page:Austen - La Nouvelle Emma T4.djvu/139

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sa maladie ; et en rougissant (ce qui me fit comprendre le sujet qui la faisait rougir) elle me pria de vous présenter ses remercîmens la première fois que j’en trouverais l’occasion. Je ne pouvais trop vous exprimer, vous disait-elle, les obligations qu’elle vous avait, des peines que vous aviez bien voulu prendre pour lui rendre service. Elle sentait parfaitement qu’elle avait été ingrate envers vous. »

« Si je ne la savais pas heureuse à présent, dit Emma, d’un air très-sérieux, ce qui, malgré les scrupules de sa conscience timorée, doit nécessairement être, je ne pourrais recevoir ses remercîmens ; car, si l’on mettait dans la balance le bien et le mal que j’ai fait à mademoiselle Fairfax… Oh ! madame Weston ! Assez (s’arrêtant et s’efforçant de prendre un air plus gai), tout doit être oublié. Vous êtes bien bonne d’être