Ouvrir le menu principal

Page:Austen - La Nouvelle Emma T1 et 2.djvu/70

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



« Fort bien, madame Martin ! se dit Emma, à elle-même, vous entendez fort bien vos affaires ; et lorsqu’elle quitta la maison, madame Martin envoya une belle oie à madame Goddard, une oie superbe ; la plus belle que madame Goddard eût jamais vue. Madame Goddard la fit cuire pour le dimanche suivant, et invita les trois gouvernantes à souper avec elle, savoir, mesdemoiselles Nash, Prinse et Richarsdson. »

« Je suppose que M. Martin n’a pas d’instruction, qu’il ne connaît que ses affaires. Il ne lit sans doute pas ? »

« Oh ! pardonnez-moi, c’est-à-dire non. Je n’en sais rien, mais je crois qu’il a beaucoup lu. Il lit des rapports sur l’agriculture et quelques autres livres, qui sont déposes dans un des siéges qui sont au bas des fenêtres. Mais il les lit tout bas. Il lui arriva ce-