Ouvrir le menu principal

Page:Austen - La Nouvelle Emma T1 et 2.djvu/446

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


sentit qu’elle ne pouvait, par amitié pour elle, faire autre chose que de l’écouter, et Henriette, que rien n’arrêtait, raconta avec vivacité tout ce qu’elle avait à dire. « Il y avait une demi-heure qu’elle était partie de chez madame Goddard. Elle craignait qu’il ne tombât de l’eau, et elle s’attendait que cela ne tarderait pas. Elle crut néanmoins qu’elle aurait le temps d’arriver à Hartfield. Elle marchait à grands pas ; mais passant près d’une maison où une jeune femme lui arrangeait une robe, elle crut devoir entrer pour voir si elle y travaillait ; et quoiqu’elle ne s’arrêtât qu’un instant, peu après qu’elle fut sortie, il commença à pleuvoir, et elle ne sut que faire : elle prit le parti de courir de toutes ses forces, et d’aller se mettre à couvert chez Ford. » Ce Ford était le principal marchand de drap, de toile et