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Page:Austen - La Nouvelle Emma T1 et 2.djvu/42

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qu’à sa majorité on lui avait fait prendre le nom de Churchill. Il n’était donc pas raisonnable de supposer qu’il eût jamais besoin de l’assistance paternelle. Le père ne le craignait pas. La tante était à la vérité une femme capricieuse, qui gouvernait entièrement son mari ; mais il n’était pas dans le caractère de M. Weston de pouvoir s’imaginer qu’aucun caprice, quel qu’il fût, pût affecter un si cher objet, et qui méritait tant d’être aimé. Il voyait tous les ans son fils à Londres, en était fier, et les rapports qu’on avait faits de lui comme d’un très-joli garçon, avaient donné de l’orgueil aux habitans d’Highbury. On le regardait comme appartenant assez au pays, pour s’occuper de son mérite et de ce qui le concernait.

Highbury s’énorgueillisait de M. Franck Churchill, et on avait une extrême curiosité de l’y voir ; mais il tint