Ouvrir le menu principal

Page:Austen - La Nouvelle Emma T1 et 2.djvu/403

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


ne nous en a jamais parlé auparavant, crainte sans doute de nous alarmer. C’est bien elle ! Si discrète ! Mais elle est si loin d’être bien portante, que ses bons amis les Campbell pensent qu’elle ne peut mieux faire que de venir à la maison respirer un air qui lui a toujours convenu, et ils ne doutent pas que dans trois ou quatre mois elle ne soit parfaitement guérie. Et il est certain qu’il vaut infiniment mieux qu’elle vienne à la maison, que d’aller en Irlande, puisqu’elle ne se porte pas bien. Personne n’aura plus de soin d’elle que nous. Il me parait que c’est ce qu’on pouvait faire de mieux. »

« Ainsi elle arrivera ici, vendredi ou samedi, et les Campbell quitteront Londres pour se rendre à Holy-Head le lundi suivant, comme vous allez le voir dans la lettre de Jeanne. — Si promptement ! — Vous pouvez juger,