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Page:Austen - La Nouvelle Emma T1 et 2.djvu/393

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Seulement deux pages, comme vous voyez, à peine deux pages et en général elle remplit tout le papier et en barre la moitié. Ma mère s’étonne souvent que je puisse le déchiffrer tout entier ; elle me dit, lorsque sa lettre est ouverte, eh bien ! Marie, vous aurez bien de la peine à lire cet ouvrage de marquetterie. Croyez-vous, Madame ? Et je lui dis : Si vous n’aviez personne pour le faire, vous en viendrez bien à bout vous-même, pas un mot ne vous échapperait. Quoique ses yeux ne soient pas aussi bons qu’ils étaient jadis, elle y voit encore très-bien, grâce à Dieu, avec des lunettes. C’est une grande bénédiction que ma mère ait encore de si bons yeux. Jeanne dit souvent quand elle est ici : Vous aviez une excellente vue grand’maman, pour l’avoir encore si bonne aujourd’hui, et après avoir tant tra-