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Page:Austen - La Nouvelle Emma T1 et 2.djvu/387

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qu’elle y verrait. Elle avait d’ailleurs une autre raison pour donner aux dames Bates cette marque de son attention. Ces dames étaient flattées qu’on les visitât, et le peu de personnes qui osaient se permettre de lui trouver des défauts, croyaient qu’elle manquait par sa négligence, à contribuer autant qu’elle le devait au peu de bonheur dont elles jouissaient. Elle avait reçu, tant de M. Knightley que de son propre cœur, quelques reproches à cet égard, mais ils n’avaient pas eu assez de pouvoir pour surmonter l’aversion qu’elle sentait à les voir plus souvent. C’était perdre le temps, disait-elle, et s’exposer à l’horreur de se voir confondue avec les personnes de la seconde ou troisième société d’Highbury, qui se rendaient en foule chez les dames Bates. Elle résolut donc de ne pas