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Page:Austen - La Nouvelle Emma T1 et 2.djvu/350

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bey, à laquelle tout le reste d’Highbury appartenait ; mais leur fortune provenant d’un autre côté, les mettait au pair avec le propriétaire de Donwell ; et les Woodhouse jouissaient depuis long-temps de la plus haute considération dans le pays où M. Elton ne s’était établi que depuis deux ans, pour y faire son chemin comme il pourrait ; sortant d’une famille mercantile, il n’avait d’autre recommandation que sa cure et sa conduite. Mais il s’était mis dans la tête qu’elle était amoureuse de lui : c’est certainement sur cela qu’il comptait ; et après s’être désolée pendant quelque temps sur sa propre conduite, qui avait été trop familière avec lui, et la présomption de M. Elton, Emma fut obligée, par sa propre conscience, de s’arrêter et de convenir qu’elle l’avait traité avec une obligeance, une complaisance et des attentions si