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Page:Austen - La Nouvelle Emma T1 et 2.djvu/329

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pouce de neige, et que dans beaucoup d’endroits la terre en était à peine couverte. Qu’à présent il tombait encore quelques flocons, mais que les nuages se divisaient, et qu’il y avait la plus grande apparence que le temps allait se mettre au beau. D’ailleurs il avait parlé, ajouta-t-il aux deux cochers, qui l’avaient assuré qu’il n’y avait absolument rien à craindre. Ces bonnes nouvelles firent le plus grand plaisir à Isabelle ; Emma en fut bien aise aussi par rapport à son père, qui fut rassuré autant que sa constitution et sa faiblesse le lui permettaient ; mais l’alarme qu’on lui avait donnée ne laissait aucun espoir qu’il se rassurât entièrement, tant qu’il resterait à Randalls. Il était persuadé qu’il n’y avait pas de danger à s’en retourner à la maison ; mais on ne put lui persuader qu’il n’y en eût pas à rester. Tandis qu’on était