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Page:Austen - La Nouvelle Emma T1 et 2.djvu/138

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« En vérité, Henriette, cette séparation m’aurait été bien sensible ; mais elle devenait inévitable. Vous étant retirée de la bonne société, j’aurais été forcée de vous abandonner. »

« Mon Dieu ! comment aurais-je pu le supporter ! Je serais morte de chagrin de ne plus venir à Hartfield. »

« Chère petite amie ! vous bannie à Abbey-Millfarm ! Vous réduite à la société de gens illettrés et grossiers, et cela pour la vie !… Je suis surprise que ce jeune homme ait eu l’audace de vous le proposer. Il faut qu’il ait une grande opinion de lui-même. »

« Je ne crois pas qu’en général il s’en fasse accroire, dit Henriette, sa conscience s’opposant à laisser passer cette censure : je suis certaine qu’il est d’un bon naturel ; je lui aurai toujours beaucoup d’obligations et je lui voudrai du bien toute ma vie : mais c’est tout à