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Cette petite édition renferme :

1° la traduction française des textes originaux de l’Ancien Testament et du Nouveau, telle qu’elle a paru dans la grande Bible. On s’est borné à introduire quelques divisions nouvelles et à rendre plus sensible au point de vue typographique le parallélisme, non seulement dans les livres proprement poétiques comme Job, les Psaumes, le Cantique des cantiques, Isaïe, etc…, mais encore dans d’autres documents qui, sans être composés selon les règles d’une métrique précise, paraissent astreints à ce rvthme des membres de la phrase ; tels l’Ecclésiaste, la Sagesse, certaines parties d’Ezéchiel, de Zacharie, etc.

2° un choix de notes qui pour la plupart sont extraites du Commentaire de la grande Bible et qui contiennent diverses remarques destinées à rendre plus intelligible le langage des textes originaux ; — la comparaison des textes primitifs avec les versions anciennes, soit pour les livres dont la Vulgate ne fournit à ses lecteurs qu’une traduction de seconde main, faite sur le grec des Septante (Psaumes, Ecclésiastique), soit aussi pour certains autres livres dont les versions s’écartent notablement du texte original (Job, Proverbes, Tobie, Judith, etc.) ; — enfin des explications un peu plus étendues pour un petit nombre de passages (Ezéch. i-vi ; xi, sv. ; Dan. vi-xi, etc.), dont les descriptions et les allusions sont tout à fait inintelligibles, si elles ne sont accompagnées d’un commentaire très succinct.

La Sainte Bible traduite en français n’a pas la prétention de donner les derniers résultats de la critique ; ils sont trop souvent incertains pour qu’on les consigne dans une œuvre de vulgarisation. C’est beaucoup déjà de mettre à la disposition du public une version satisfaisante des textes grecs et hébreux, tels qu’ils figurent dans les Bibles officielles ; de fournir aux étudiants et à ceux qui s’intéressent à la Bible un manuel qui leur permette de recourir plus facilement au texte original, sur lequel se basent en leurs recherches les savants et les critiques.

La première édition est l’une des victimes de la grande guerre : on sait qu’elle a été enveloppée dans la destruction de l’imprimerie de Saint Jean l’Evangéliste. Il a fallu tout recomposer : ce qui a permis de répondre plus complètement aux desiderata les plus sérieux manifestés de divers côtés. La seconde édition se présente donc avec des améliorations. Les principales se ramènent aux points suivants : corriger les fautes d’impression qui s’étaient glissées çà et là ; serrer de plus près les textes hébreux et grecs dans les endroits où la traduction paraissait un peu trop large ; introduire en quelques livres des sommaires et des divisions plus exactes.

Il y avait peu de changements à apporter dans les notes. En quelques cas cependant il a paru utile, pour faciliter l’intelligence du texte, d’ajouter quelques explications empruntées à la Grande Bible, ou inspirées par les commentaires les plus généralement estimés et les plus autorisés.