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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/71

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Madame Maréchal.

Je regrette qu’il soit petit.


La Baronne.

Nous sommes toutes deux patronnesses de l’Œuvre des petits Chinois ; j’ai placé tous mes billets et on m’en demande encore. Pouvez-vous m’en céder une dizaine ?


Maréchal.

On se dispute moins les siens que les vôtres, chère baronne.


Madame Maréchal, à part.

Brutal ! (Haut.) Je vais voir ce qui m’en reste.


La Baronne.

Il faut vous déranger ? Vous me les enverrez.


Madame Maréchal.

Non, j’aime mieux vous les donner tout de suite, c’est plus sûr : on me les enlèverait peut-être.


Maréchal, bas.

Tu les as encore tous.


Madame Maréchal, de même.

Vous ne dites jamais que des maladresses.

Elle sort.

La Baronne, s’approchant du métier de Fernande.

Ah ! vous êtes aussi de la Société des tabernacles, mademoiselle ?


Fernande.

Non, madame.