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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/67

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Lisant.

La liane et la ronce entravaient chaque pas ;
L’herbe que je foulais ne me connaissait pas ;
Le lac, déjà souillé par les feuilles tombées,
Les rejetait partout de ses vagues plombées.
Rien ne se reflétait…


Madame Maréchal.

Que cherchez-vous donc ? Je ne sais pas écouter quand on remue autour de moi.


Fernande.

Je ne trouve pas mon peloton bleu.


Madame Maréchal, à Fernande.

Vous perdez tout.


Maximilien, se levant.

Voulez-vous me permettre, mademoiselle ?


Fernande, sèchement.

Ne vous dérangez pas, monsieur ; je l’ai.


Maximilien, ramassant le peloton ; à part.

Tiens ! moi aussi. (Il le met sur la cheminée.) Pimbêche !



Scène III

Les Mêmes, MARÉCHAL, un manuscrit à la main.



Maréchal.

Ah ! je vous cherchais, monsieur Gérard. — Bonjour, Fernande. (Elle lui tend son front sans quitter son ouvrage ; il l’embrasse.) Voici de la besogne, mon jeune ami.