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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/455

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levez la tête, monsieur, vous avez soixante ans d’honneur à opposer à leurs insinuations ! qu’ils parlent, s’ils l’osent ! vous jurerez, vous, qu’ils ont menti, et ils resteront écrasés sous votre serment.


Tenancier.

Tu as raison. Quand les honnêtes gens auront l’énergie de l’honneur, les corrompus ne tiendront pas tant de place au soleil. (À d’Estrigaud.) Vous êtes perdu, monsieur, et vos courtisans seront les premiers à vous jeter la pierre pour s’absoudre de votre amitié.


Lucien.

Sortons. Nous n’avons plus rien à faire ici.


André.

Dieu merci, non ! — Viens !

Ils sortent.



Scène IX

NAVARETTE, D’ESTRIGAUD.



D’Estrigaud, après un silence.

Passons à l’étranger.


Navarette, sèchement.

Passez-y seul, mon cher ; vous n’êtes plus un parti pour moi.


D’Estrigaud.

Hein ?


Navarette.

Votre nom, n’ayant plus cours à l’heure qu’il est, ne