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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/447

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Tenancier.

Pauvre femme !


Navarette.

Il respire encore… on peut le sauver ! (À Bragelard.) Mais dis-moi donc que tu le sauveras !


Bragelard.

À quoi bon vous abuser ?


André, à part.

Est-ce un âne ou un compère ?… (Haut.) Permettez-moi, monsieur, d’examiner la blessure.


Bragelard, vivement.

Impossible. Lever l’appareil en ce moment, ce serait faire souffrir inutilement le blessé.


André, à part.

C’est un compère.

D’Estrigaud pousse quelques sons inarticulés.

Navarette.

Il parle… il rouvre les yeux…


D’Estrigaud, d’une voix faible.

C’est toi, mon enfant ?


Navarette.

Oui, moi, ta Navarette.


D’Estrigaud.

J’ai bien cru que je ne te reverrais plus.


Navarette.

Nous te sauverons… tu vivras !