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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/433

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Quentin.

Pardon, madame, si je suis indiscret… C’est l’intérêt que je porte à mon maître. Il est sorti ce matin en fiacre avec des épées, accompagné de deux amis et du neveu de madame, le docteur Bragelard ; j’ai supposé qu’il avait encore une affaire.


Navarette, écrivant toujours.

Vous êtes plein de sagacité, monsieur Quentin.


Quentin.

Cela m’inquiéterait médiocrement sans la circonstance de ce départ ; mais on dirait que M. le baron songe à se mettre à l’abri des poursuites.


Navarette.

Peut-être bien.


Quentin.

L’affaire est donc plus sérieuse qu’à l’ordinaire ? Si je me permets de demander cela à madame, je la prie de croire…


Navarette.

Que votre place vous est chère ? Oui, Quentin, l’affaire est très sérieuse.


Quentin.

Que Dieu protège M. le baron !


Navarette, se levant et donnant à Quentin la liste qu’elle vient d’écrire.

Pas un mot là-dessus aux autres domestiques, vous entendez ?