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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/419

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enfants !… Comme si nous n’avions déjà pas assez d’obstacles devant nous !


D’Estrigaud.

Ainsi vous refusez ?


André.

Il le faut bien !


D’Estrigaud.

Eh bien, non, il ne le faut pas ! Je dirai plus, vous n’en avez pas le droit. Je vais être brutal, tant pis ; c’est vous qui m’y forcez. Il faut absolument à votre sœur une dot de cinq cent mille francs.


André.

Pourquoi ?


D’Estrigaud.

Parce que le père Tenancier ne donnera pas son fils à moins, et que ce mariage est devenu nécessaire.


André, très ému.

Que voulez-vous dire, monsieur ?


D’Estrigaud.

Rien qui puisse porter atteinte à mademoiselle Aline. Elle est parfaitement pure… mais parfaitement compromise. Elle aime Lucien, ce n’est un secret pour personne.


André.

Ce n’est pas vrai, c’est une indigne calomnie.


D’Estrigaud.

Pas d’émotion. Le mal fût-il plus grand qu’il n’est, le mariage répare tout.