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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/369

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Lucien.

Hélas ! le sort des belles âmes n’est-il pas d’être méconnues de leurs contemporains ? Vois Aristide !


André.

Et Cartouche !


Lucien.

Dis donc, toi ! sais-tu que tu marches à pas de géant ?


André.

Que veux-tu ! Tu m’as prouvé qu’on peut rester vertueux sans être toujours à cheval sur le sérieux des choses… Je mets pied à terre.


Lucien.

Ne t’excuse pas !


André.

Et puis je suis si content ! mon affaire prend si bonne tournure !


Lucien.

Ce ne sera pas désagréable, non ! dans un an ou deux, d’avoir vingt bonnes mille livres de rente !


André.

À la rigueur !… Mais d’abord, mais surtout, de mettre mon idée en œuvre, d’attacher mon nom à une grande chose, à un grand… pourquoi ne le dirais-je pas ? à un grand bienfait !


Lucien.

Oh ! oh ! la gloire ?