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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/361

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D’Estrigaud.

Eh ! eh !.. la quarantaine… bien sonnée !


Lucien.

Bah ! Je te donnais vingt-cinq ans.


D’Estrigaud.

Mauvais plaisant !


Lucien.

Ma parole… et plutôt deux fois qu’une.


D’Estrigaud, sèchement.

Jette donc ton cigare ; j’attends une femme.


Lucien, jetant son cigare dans la cheminée.

Oh ! tu es encore nubile, je n’en doute pas ! La preuve, c’est que je songe à te marier.


D’Estrigaud.

Hein ?


Lucien.

Et je viens dans l’intention expresse de te sonder adroitement à ce sujet.


D’Estrigaud.

Quelle est cette charge ?


Lucien.

Rien de plus solennel. Le mariage est-il absolument exclu de ton programme, oui ou non ?


D’Estrigaud.

Absolument, non…