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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/33

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marquis ; je suis trop exposée ici au péché d’orgueil. Au revoir, monsieur le comte. Votre cousin me fera l’honneur de vous conduire chez moi, mais je vous préviens qu’il faudra laisser les flatteries à la porte de mon salon. — Restez, marquis ; les malades ne reconduisent pas.

Elle sort.



Scène IV

LE MARQUIS, LE COMTE.



Le Comte.

Est-ce que cette dame est mariée ?


Le Marquis.

Oui, mon cousin ; j’ai été très malade… Rassurez-vous ; il n’y paraît plus.


Le Comte.

Je respire ! Et quelle maladie avez-vous eue, de grâce ?


Le Marquis.

La baronne est veuve. Je vous remercie de l’intérêt que vous lui témoignez.


Le Comte, à part.

C’est un original.


Le Marquis, à part.

Mon héritier me déplaît. (Haut.) Causons de nos affaires : je n’ai pas d’enfant ; vous êtes mon plus proche parent, et mon intention, comme je vous l’ai écrit, est de vous laisser tous mes biens.