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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/329

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Annette.

Elle est charmante, mais elle n’est pas pour toi, ni toi pour elle.


Lucien.

Qui songe à cela ?


Annette.

Hum ! tu viens dîner bien souvent à la maison depuis qu’elle y est.


Lucien.

Elle me plaît, je n’en disconviens pas ; nous nous faisons une petite guerre de taquineries affectueuses qui m’amuse. Mais tu penses bien qu’à mon âge je n’irai pas m’amouracher d’une fille honnête. Va t’habiller.


Annette.

J’attends quelqu’un.


Lucien.

Alors, je m’en vais.


Annette.

Tu peux rester ; je ne serai même pas fâchée que tu restes.


Lucien.

Qui est-ce donc ?


Annette, à demi-voix.

Navarette.


Lucien.

Navarette ? Et que vient-elle faire ici ?