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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/327

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sublime, mais que voulez-vous ! j’aime à sauver, c’est mon tic ; le laurier des oies du Capitole m’empêche de dormir.


Aline.

Oh ! maintenant, vous pouvez vous dénigrer autant qu’il vous plaira, on ne vous croit plus.


Lucien.

Ce que c’est pourtant qu’un coup de magnanimité bien réussi !… On en est quitte pour toute sa vie.



Scène III

Les Mêmes, ANNETTE, en robe de chambre un peu excentrique.



Annette.

Bonjour, père ; les enfants t’attendent.


Tenancier.

Comment donc es-tu habillée ?


Annette.

C’est une robe de chambre qu’on vient de m’apporter. Comment la trouves-tu, Lucien ?


Lucien.

Elle a beaucoup de cachet… Mais tu ne comptes pas patiner dans ce costume ?


Annette.

J’ai bien le temps d’en changer, il n’est qu’une heure.