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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/290

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sans se lever, dénoue le ruban, ouvre une lettre et la lit des yeux.) Ah ! brûlons sans lire, si je veux avoir le courage de brûler…

Il jette la lettre au feu.

Lucien, frappant à la porte du fond.

Tu es enfermé ?


Tenancier, à part.

Mon fils !… (Haut.) Un moment ! (Il se lève, fait sonner un timbre, rassemble précipitamment les lettres et les remet dans le tiroir, qu’il ferme à clef. — À Germain qui entre.) Ouvrez la porte à M. Lucien, priez-le de m’attendre, et venez m’habiller.

Il sort par la porte de gauche. Germain ouvre la porte du fond.



Scène II

LUCIEN, ANNETTE, GERMAIN.



Lucien.

Tiens ! mon père n’est plus là ?


Germain.

Monsieur est allé s’habiller, et vous prie de l’attendre un instant.

Il sort par la gauche.

Lucien.

S’habiller, tu l’entends, petite sœur ! Va donc chercher tes enfants.


Annette.

Pour quoi faire ?