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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/24

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réjouissant spectacle qui m’a remis en humeur de politiquer. Vive donc M. Maréchal et tous ses compères, messieurs les bourgeois du droit divin ! Couvrons ces précieux alliés d’honneurs et de gloire, jusqu’au jour où notre triomphe les renverra à leur moulin !


La Baronne.

Mais nous avons plusieurs députés de la même farine : pourquoi choisirions-nous le moins capable pour notre orateur ?


Le Marquis.

Encore un coup, ce n’est pas une question de capacité.


La Baronne.

Vous protégez beaucoup M. Maréchal.


Le Marquis.

Que voulez-vous ! je le regarde un peu comme un client de ma famille. Son grand père était fermier du mien ; je suis subrogé-tuteur de sa fille ; ce sont des liens.


La Baronne.

Et vous ne dites pas tout.


Le Marquis.

Je dis tout ce que je sais.


La Baronne.

Alors, permettez-moi de compléter vos renseignements. Le bruit court que vous n’avez pas été insensible jadis aux charmes de la première madame Maréchal…


Le Marquis.

Vous ne croyez pas, j’espère, à cette sotte histoire ?