Ouvrir le menu principal

Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/222

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



Madame de Verlière.

Je l’ai aimé du vivant de mon mari ? Est-ce là ce que vous voulez dire ?


Lancy.

Oubliez mon importunité, madame, et veuillez me croire toujours votre humble serviteur.

Il va jusqu’à la porte de droite.

Madame de Verlière.

Monsieur de Lancy ! (Il s’arrête.) Je ne peux pourtant pas vous laisser croire ce qui n’est pas. Je tiens à votre estime.


Lancy, sur la porte.

Vous êtes trop bonne, madame ; mais on vous attend.


Madame de Verlière.

En deux mots : c’est moi qui ai demandé au ministre la nomination de M. de Mauléon pour éloigner un danger avec lequel une honnête femme ne doit jamais jouer.


Lancy.

Triple butor ! Vous avez bien raison de ne pas m’aimer, je ne vous mérite pas. Je vous ai offensée bêtement.


Madame de Verlière.

Oui, mais vous ne m’avez pas déplu. Votre mouvement du moins n’était pas banal. Il prouve que mon honneur vous tient au cœur.


Lancy, descendant en scène.

Votre bonheur aussi, soyez-en sûre.


Madame de Verlière.

Je n’en doute pas.