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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/21

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La Baronne.

Et qu’attendez-vous pour nous le présenter ?


Le Marquis.

Lui d’abord, son consentement ensuite. Il habite Lyon : je pense qu’il arrivera aujourd’hui ou demain. Le temps de lui faire un bout de toilette et je l’introduis.


La Baronne.

En attendant ; j’avertirai le comité de votre trouvaille.


Le Marquis.

Je vous prie. — Et, à propos du comité, chère baronne, vous serez bien aimable d’user de votre influence sur lui dans une affaire qui me touche personnellement.


La Baronne.

Mon influence sur lui n’est pas grande.


Le Marquis.

Est-ce de la modestie ou l’exorde d’un refus ?


La Baronne.

S’il faut absolument que ce soit l’un ou l’autre, c’est de la modestie.


Le Marquis.

Eh bien, ma belle amie, apprenez, si vous ne le savez pas, que ces messieurs vous sont trop obligés pour vous rien refuser.


La Baronne.

Parce que mon salon leur sert de parloir ?


Le Marquis.

’abord ; mais le vrai, le grand, l’inestimable service