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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/194

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Giboyer.

Oui.


Maréchal.

Vous pleurez ? Eh ! mon Dieu, croyez-vous que, moi-même, je ne sois pas ému ? Je le suis ! Je rends justice à ce brave monsieur Giboyer, et je lui serrerais bien volontiers la main… dans un coin ; mais je ne peux en faire ma société, quand le diable y serait. Ne me demandez pas l’impossible.


Maximilien.

Je ne demande rien, monsieur.


Maréchal, à part.

C’est souvent une manière de tout obtenir ; je la connais. (Haut.) Je vous déclare que je suis au bout de mes concessions. Choisissez entre votre père, puisque père il y a… et ma fille.


Maximilien.

Mais, monsieur, je n’ai même pas le droit de délibérer.


Giboyer.

Je t’en supplie, ne t’inquiète pas de lui. Tu ne connais pas ces dévouements farouches qui se repaissent d’eux-mêmes. Va, le plus doux compagnon que tu puisses donner à sa vieillesse, c’est la pensée que tu es heureux.


Maximilien.

Plus il me pardonnerait mon ingratitude, moins je me la pardonnerais, moi ! — Non.


Giboyer, tristement.

N’en parlons plus.