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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/186

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Le désastre est complet ! le père est encore plus compromis que la fille.

Il s’assied à droite.

Giboyer.

Bah ! une riche héritière n’est jamais assez compromise pour ne pas trouver un mari.


Maréchal, abattu.

Oui, quelque gandin sans fortune qui la prendra pour son argent et qui la rendra malheureuse.


Giboyer.

C’est vrai, vous avez raison… je ne songeais pas à ça. Un jeune homme désintéressé qui l’épouserait pour elle-même… c’est l’oiseau rare. Et puis, en supposant que vous mettiez la main dessus, voilà mademoiselle votre fille tirée d’embarras ; mais vous, non.


Maréchal.

Parbleu !


Giboyer.

À moins que votre gendre ne fût de force à remplacer mon neveu auprès de vous ; et cela ne se trouve pas non plus dans le pas d’un cheval.


Maréchal.

À qui le dites-vous !


Giboyer.

D’ailleurs, c’est bien assez d’un homme dans le secret de votre travail.


Maréchal.

C’est déjà trop.