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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/18

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Le Marquis.

Ils ne sont pas si inquiets que cela. Donnez-moi un peu de leurs nouvelles.


La Baronne.

C’est qu’il y en a un dans ma voiture qui m’attend.


Le Marquis.

Je vais lui envoyer dire que je le prie de monter.


La Baronne.

C’est que je ne sais si… si vous le connaissez.


Le Marquis.

Son nom ?


La Baronne.

Je l’ai rencontré par hasard…


Le Marquis.

Et vous l’avez amené à tout hasard. (Il sonne.) Vous êtes une mère pour moi. (À Dubois.) Descendez, vous trouverez un ecclésiastique dans la voiture de madame la baronne ; vous lui direz que je le remercie beaucoup de son aimable empressement, mais que je ne suis pas disposé à mourir ce matin.


La Baronne.

Ah ! marquis, que diraient nos amis, s’ils vous entendaient ?


Le Marquis.

Bah ! je suis l’enfant terrible du parti, c’est convenu… et son enfant gâté. — Dubois, vous ajouterez que madame la baronne prie M. l’abbé de se faire reconduire et de lui renvoyer sa voiture ici.