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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/176

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La Baronne.

Je le crains, madame. M. d’Outreville a quitté la séance ; il est venu chez moi : vous savez le reste.


Fernande.

Dites-lui, madame, qu’il n’avait pas besoin de redemander sa parole : mon père la lui a rendue.


La Baronne.

Cette réponse est digne de vous, mademoiselle. Adieu, madame. Je prends part, croyez-le bien, à la douleur que vous cause la conduite de M. Maréchal. (À part.) Dans un mois, je porterai d’azur à trois besants d’or.

Entre Maréchal.

Fernande, lui sautant au cou.

Mon père !

Maréchal salue gracieusement la baronne, qui sort sans le regarder.



Scène III

MADAME MARÉCHAL, MARÉCHAL, FERNANDE.



Maréchal, à Fernande.

D’où vient à la baronne cet air de princesse ?


Madame Maréchal.

Vous le demandez ?…


Maréchal.

Ah ! vous savez déjà ?… Eh bien, tant mieux !