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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/158

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Fernande, de la table.

Monsieur Gérard ! voulez-vous me permettre de vous servir ?


Maximilien.

Mademoiselle, j’ai déjà refusé.


Fernande, allant à lui avec une tasse de thé.

Vous ne refuserez pas de ma main.

Maximilien s’incline et prend la tasse. — Étonnement général. Grand silence.

Giboyer, à part.

Voilà son secret ! — Ça jette un froid. (À madame Maréchal.) Comme cette tasse vous embarrasse ! À défaut du neveu, souffrez, madame, que l’oncle soit votre valet.

Il prend la tasse des mains de madame Maréchal stupéfaite et la reporte à la table.


La Baronne, à madame Maréchal.

Pauvre amie ! qui pouvait prévoir… ?


Madame Maréchal.

Et son père qui n’est pas là !

Elles rentrent dans le salon ; les invités les suivent peu à peu.



Scène VII

LE MARQUIS, LE COMTE D’OUTREVILLE.



Le Comte.

Eh bien, mon cousin, qu’en dites-vous ?