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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/149

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Nous la chercherons. Un amour humilié ne dure pas longtemps.


Madame Maréchal.

Vous avez raison ; merci, chère baronne ! Fernande sera sauvée… (À part.) et moi, vengée ! (Haut, apercevant Maximilien qui sort du salon.) Voici ce petit fourbe ; rentrons… Je ne serais pas maîtresse de moi.


La Baronne.

Oui, n’ayons pas l’air de conspirer.

Elles sortent par le fond, à gauche, tandis que Maximilien entre par le fond, à droite.



Scène IV

MAXIMILIEN, seul.


Je ne voulais pas venir… Pourquoi suis-je venu ? Oh ! qu’elle est belle ! Quelle âme adorable ! Je me sens envahi par un amour insensé, et je ne m’appartiens déjà plus assez pour me défendre ! — Eh bien, pourquoi lutter contre moi-même ? pourquoi me cramponner à ma raison qui m’échappe ! Livrons-nous plutôt aux enivrements de l’abîme ! Le sort en est jeté ! Je l’aime ! je l’aime ! je l’aime ! — Ah ! la bonne résolution ! que c’est amusant d’être au monde ! Je reprends intérêt à toutes choses…


Le Domestique, annonçant.

M. de Boyergi !