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Page:Augier - Théatre complet, tome 5, 1890.djvu/145

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Scène III

LA BARONNE, MADAME MARÉCHAL.



La Baronne, à part.

Et de deux !… À l’autre maintenant ! (Haut.) Vous ne songez pas à la retraite, j’espère ?


Madame Maréchal.

Pardonnez-moi, je suis fatiguée. Il n’a pas fallu moins que le plaisir de venir chez vous pour me décider à sortir ce soir. Je ne sais pas ce qu’est devenu M. Maréchal.


La Baronne.

Il est allé chercher un peu de solitude dans la bibliothèque, respectons ses méditations. J’ai justement un renseignement confidentiel à vous demander. (L’amenant au canapé.) Vous m’accorderez bien cinq minutes de votre fatigue, ma chère amie ?

Elles s’asseyent.

Madame Maréchal.

Vous me la feriez oublier, chère baronne.


La Baronne.

Pourquoi M. Gérard quitte-t-il votre mari ?


Madame Maréchal.

C’est un jeune homme très fier à qui toute dépendance est insupportable.


La Baronne.

Oui, c’est le motif officiel ; mais je vous demande, moi,