Page:Audoux - Marie-Claire.djvu/91

Cette page a été validée par deux contributeurs.




Sœur Marie-Aimée, qui était souffrante depuis quelque temps, tomba tout à fait malade.

Madeleine la soignait avec dévouement et nous dirigeait à tort et à travers. Elle s’acharnait particulièrement sur moi ; et quand elle me voyait lasse de coudre, elle disait en essayant de prendre un air hautain :

— Puisque Mademoiselle n’aime pas la couture, elle n’a qu’à prendre le balai.

Elle s’avisa un dimanche de me faire nettoyer les escaliers, pendant l’heure de la messe. Nous étions en janvier ; un froid humide, venant des couloirs, montait les marches et pénétrait sous ma robe.

Je balayais de toutes mes forces, pour me réchauffer.