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Bonne Néron s’en alla un jour après une scène, au milieu du déjeuner, alors qu’il régnait un grand silence. Elle cria tout à coup :

— Oui, je veux m’en aller, et je m’en irai !

Comme sœur Marie-Aimée la regardait tout étonnée, elle lui fit face en baissant la tête, qu’elle secouait et lançait en avant, criant plus fort qu’elle ne souffrirait pas plus longtemps d’être commandée par une morveuse, oui, une morveuse.

Elle était arrivée à reculons près de la porte ; elle l’ouvrit tout en donnant de furieux coups de tête, et avant de disparaître, elle lança son grand bras dans la direction de sœur Marie-Aimée et, avec un profond mépris, elle dit :