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MARIE-CLAIRE

vais souvent dans les coins en train de faire de la dentelle avec une épingle.

Sa plus grande joie était de brosser, plier et ranger ; aussi, grâce à elle, mes souliers étaient toujours bien cirés, et ma robe des dimanches soigneusement pliée.

Cela dura jusqu’au jour où il vint une nouvelle bonne, qui s’appelait Madeleine. Elle ne fut pas longtemps à s’apercevoir que je n’étais pour rien dans le bon arrangement de ma toilette ; elle se mit à crier en me traitant de mijaurée, de grande fainéante, disant que je me faisais servir comme une demoiselle, et que c’était honteux de faire travailler cette pauvre Marie Renaud qui n’avait pas deux liards de vie. Bonne Néron se mit d’accord avec elle pour dire que j’étais une orgueilleuse, que je me croyais au-dessus de tout le monde, que je ne faisais jamais rien comme les autres, qu’elles n’avaient jamais vu une fille comme moi, et que j’étais dépareillée.

Elles criaient toutes deux à la fois en se tenant penchées sur moi.

Je pensais à deux fées braillardes, une