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La semaine suivante, toutes celles qui avaient huit ans descendirent au grand dortoir.

J’eus un lit placé près d’une fenêtre, tout près de la chambre de sœur Marie-Aimée.

Marie Renaud et Ismérie restèrent mes voisines. Souvent, quand nous étions couchées, sœur Marie-Aimée venait s’asseoir près de ma fenêtre. Elle me prenait une main qu’elle caressait, tout en regardant dehors. Une nuit, il y eut un grand feu dans le voisinage. Tout le dortoir était éclairé. Sœur Marie-Aimée ouvrit la fenêtre toute grande, puis elle me secoua, en disant :

— Réveille-toi, viens voir le feu !

Elle me prit dans ses bras. Elle me passait la main sur le visage pour me réveiller en me répétant :