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Le lendemain, on entra en grand silence au réfectoire. Les bonnes nous ordonnèrent de rester debout ; plusieurs grandes se tenaient très droites avec un air fier ; Bonne Justine restait humble et triste au bout de la table, tandis que Bonne Néron, qui avait l’air d’un gendarme, faisait les cent pas au milieu du réfectoire.

Elle regardait souvent la pendule en haussant dédaigneusement les épaules.

Sœur Marie-Aimée entra en laissant la porte ouverte derrière elle ; elle me parut plus grande avec son tablier blanc et ses manches blanches. Elle marchait lentement en regardant tout le monde ; le chapelet qui pendait à son côté faisait entendre un petit bruit, et sa jupe se balançait un peu dans le