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Aussitôt que mon mal d’yeux fut guéri, un alphabet s’ajouta aux friandises. C’était un petit livre où il y avait des images à côté des mots. Je regardais souvent une grosse fraise que j’imaginais au moins aussi grosse qu’une brioche.

Quand il ne fit plus froid dans la classe, sœur Marie-Aimée me plaça sur un banc entre Ismérie et Marie Renaud, qui étaient mes voisines de lit. De temps en temps, elle me permettait de revenir à mon cher creux, où je trouvais des livres avec des histoires qui me faisaient oublier l’heure.

Un matin, Ismérie m’entraîna en grand mystère pour m’apprendre que sœur Marie-Aimée ne ferait plus la classe, parce qu’elle allait prendre la place de sœur Gabrielle