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Depuis que Jean le Rouge était parti, je ne savais que faire de mon temps après la messe. Chaque dimanche, je passais devant la maison de la colline ; parfois, je regardais à travers les fentes des contrevents, et quand il m’arrivait de heurter le bois avec mon front, il rendait un son qui me faisait reculer tout effrayée.

Un dimanche, je remarquai que la porte n’avait pas de serrure. J’appuyai le doigt sur le loquet, et aussitôt la porte s’ouvrit avec un grand bruit.

Je ne m’attendais pas à ce qu’elle s’ouvrît si vite, et je restai là, avec l’envie de la refermer et de m’éloigner. Puis, comme le bruit avait cessé, et que le soleil était tout de suite entré en faisant un grand carré de clarté, je