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Au mois de juin qui suivit, des hommes vinrent comme chaque année pour tondre les moutons. Ils apportaient une mauvaise nouvelle : dans tout le pays les moutons tombaient malades aussitôt qu’ils étaient tondus, et il en mourait une grande quantité.

Maître Sylvain prit ses précautions, mais malgré tout ce qu’il put faire, il y en eut bientôt une centaine de malades.

Le vétérinaire affirmait qu’en les baignant dans la rivière on en sauverait beaucoup. Alors le fermier se mit dans l’eau jusqu’à la ceinture, et un à un il plongea les moutons jusqu’au dernier. Il était rouge, et la sueur qui coulait de son front tombait en grosses gouttes dans la rivière.