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Le lendemain, ce fut le tour de Martine. Elle venait de faire sortir ses brebis, et elle n’était pas encore au bout de l’allée des châtaigniers, quand on l’entendit pousser des cris étouffés.

Tout le monde sortit de la maison en courant. J’arrivai la première près de Martine. Elle était baissée, et elle tirait de toutes ses forces sur une brebis qu’un loup venait d’étrangler, et qu’il cherchait à emporter. Il tenait la brebis par le cou ; et il tirait de son côté aussi fort que la bergère.

Le chien de Martine le mordait férocement aux cuisses, mais il n’avait pas l’air de le sentir, et quand maître Sylvain lui tira un coup de fusil à bout portant, il roula en em-