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Le lendemain, sœur Marie-Aimée s’occupa de nous comme d’habitude. Elle ne pleurait plus, mais elle ne souffrait pas qu’on lui parlât ; elle marchait en regardant la terre et paraissait m’avoir oubliée.

Cependant, je n’avais plus qu’un jour à rester ici. D’après ce que m’avait dit la supérieure, la fermière viendrait me chercher demain, puisque c’était après-demain le jour de la Saint-Jean.

Le soir, à la fin de la prière, lorsque sœur Marie-Aimée eut dit : « Seigneur, prenez en pitié les exilés, et secourez les prisonniers », elle ajouta à voix très haute :

— Nous allons dire une prière pour une de vos compagnes qui s’en va dans le monde.

Je compris tout de suite qu’il s’agissait de