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faillit être ajourné par le conseil des Cinq-Cents. L’habileté de Pastoret, de Boissy d’Anglas, de Cambacérès et de Camus ne fut pas de trop pour le sauver. La loi du 29 messidor an IV (17 juillet 1796) accorda l’indemnité de 1,500 livres.

Il ne nous reste plus qu’à donner la parole à Chaptal, pour exposer les critiques que l’organisation de l’Institut soulevait en l’an XI et les motifs des réformes accomplies à cette époque. Le rapport de Chaptal, qui figure parmi les pièces intéressantes du musée des Archives nationales, n’a pas été inséré au Moniteur, avec l’arrêté du 3 pluviôse an XI (23 janvier 1803). Cela tient à ce que plusieurs des propositions qu’il présentait, et qui avaient été agréées par les consuls dans un premier examen, n’ont pas été approuvées par le Conseil d’État et ont disparu du texte définitif. Mais en réalité, sauf les mots et sauf quelques détails, comme le rétablissement des membres libres qui a été repoussé alors et a été ajourné jusqu’en 1816, le fond des idées est le même dans le rapport de Chaptal et dans l’arrêté consulaire.

Le projet primitif, qu’on peut voir aux archives du Conseil d’État, reconstituées après l’incendie criminel de 1871, composait l’Institut de quatre classes, qui devaient porter le nom d’Académies, savoir : l’Académie des sciences, l’Académie française, l’Académie des belles-lettres, l’Académie des beaux-arts. Le Conseil d’État a substitué à ces dénominations, qui ont sans doute paru réveiller trop tôt les souvenirs du passé, les noms de classes des sciences physiques et mathématiques, — de